Côté vendeur

Ce que l’acquéreur trouvera, trouvez-le avant lui.

La même grille, conduite pour le cédant. L’objet n’est plus de se protéger d’une mauvaise surprise : il est d’en supprimer les motifs pendant qu’il est encore temps.

L’enjeu

Un point non traité se paie deux fois.

D’abord sur le prix, parce qu’un acquéreur escompte toujours plus large que le coût réel du problème. Ensuite sur les garanties, parce que ce qui n’a pas été réglé devient une clause qui vous suit trois ans après la cession.

Ce qui se régularise en trois mois se négocie mal en trois jours.

Le mécanisme

L’escompte d’incertitude est toujours supérieur au coût réel

Un acquéreur qui découvre en exclusivité que la propriété du code n’est pas établie ne chiffre pas le coût de la régularisation : il chiffre son risque, et il le chiffre large, parce qu’il n’a ni le temps ni les éléments de faire autrement. Le même point, traité six mois plus tôt avec les contrats de cession signés, ne coûte rien du tout.

Le calendrier

Douze mois, c’est le bon moment. Six, c’est déjà tard.

Faire signer des contrats de cession à d’anciens prestataires, reprendre des automatisations sur des comptes de service, établir un registre des traitements : ce sont des chantiers de deux à quatre mois, pas de deux semaines. Conduite trois mois avant la mise sur le marché, la diligence vendeur ne sert plus qu’à savoir ce qu’on va vous opposer.

Le versant positif

Et il y a l’autre moitié, celle qui monte le prix

Les axes 5 et 6 ne cherchent pas des défauts : ils chiffrent ce que l’IA peut ajouter à l’entreprise. Un cédant qui arrive en négociation avec un potentiel de transformation chiffré par un tiers ne défend pas seulement son prix : il vend une trajectoire, ce qui est exactement ce que l’acquéreur cherche à acheter.

Différences

Ce qui change par rapport à la diligence acquéreur.

La grille est la même — c’est tout l’intérêt. Trois choses diffèrent.

Côté acquéreur Côté vendeur
L’objet Savoir ce qu’on achète, et à quel prix le payer. Supprimer les motifs d’escompte, et documenter le potentiel.
Le calendrier Contraint par l’exclusivité : quinze jours ouvrés. Choisi : neuf à douze mois avant la mise sur le marché.
Le livrable principal La note pour le comité d’investissement. Le plan de régularisation, par ordre de gain sur le prix.
Le rapport remis aux acquéreurs Sans objet. Rédigé pour circuler en data room, et il le dit.
Le prix 50 000 à 60 000 € HT 50 000 à 60 000 € HT
Règle

Jamais des deux côtés de la même table.

Un cabinet qui audite pour les acquéreurs et prépare aussi les cédants peut se retrouver en conflit. Voici la règle, écrite avant qu’on nous la demande.

Engagement

Une société, un côté, et un délai de carence

Nous n’intervenons jamais pour un acquéreur sur une société que nous avons préparée à la cession, ni l’inverse. La règle vaut trente-six mois après la remise du rapport, et elle vaut pour toute société du groupe, pas seulement pour la marque.

Concrètement, si vous nous consultez pour une cible et que nous avons travaillé pour elle, nous vous le disons au premier appel et nous déclinons — sans vous dire pour qui ni sur quoi, ce que la confidentialité nous interdit. Vous saurez seulement que nous ne pouvons pas prendre le dossier.

C’est une contrainte réelle et elle nous coûtera des missions. Elle est la contrepartie de ce qui est écrit sur la page Indépendance : des engagements qu’on peut nous opposer, ou rien.

Une cession dans les douze mois ?

C’est le bon moment : à six mois, il reste peu de choses qu’on puisse encore régulariser

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