Indépendance

Nous auditons, et le groupe vend la transformation.

L’objection est juste, et le nom de la marque l’aggrave. Autant la traiter ici qu’au premier rendez-vous.

Le conflit

Le problème, écrit tel qu’il se pose.

Le voici sans atténuation : nous produisons un rapport qui chiffre un potentiel de transformation, et le groupe auquel nous appartenons vend cette transformation. Un rapport optimiste sert nos intérêts. C’est structurel, ce n’est pas une question de bonne foi, et aucune déclaration d’intention ne le résout.

Ce qui le résout, ce sont des engagements qu’on peut nous opposer.

Engagement 01

Les honoraires sont forfaitaires et indépendants de la conclusion

Le montant est arrêté dans la lettre de mission, avant le premier jour de travail. Il est le même que le rapport conclue à un potentiel considérable ou à une exposition qui devrait vous faire renoncer à l’opération. Il n’est pas non plus indexé sur la valeur d’entreprise : un pourcentage du deal ferait de nous une partie intéressée à ce qu’il se fasse.

Ce que vous pouvez nous opposer : la lettre de mission. Le montant y figure, et il n’y a aucune clause de complément.

Engagement 02

Les livrables sont rédigés pour être exécutés par quelqu’un d’autre

Le plan 100 jours nomme des chantiers, des porteurs internes, des jalons et des budgets. Il ne nomme aucune technologie propriétaire, aucun outil que nous serions seuls à savoir mettre en œuvre, et aucune dépendance à notre intervention. Un directeur des systèmes d’information recruté après le closing doit pouvoir le prendre et l’exécuter.

Ce que vous pouvez nous opposer : le plan lui-même. S’il ne peut être exécuté que par nous, il est mal écrit, et vous êtes fondé à le dire.

Engagement 03

Aucune exclusivité, aucune préférence, aucune information

Rien dans nos conditions ne vous engage à nous confier la suite, ni à nous consulter avant de la confier à un autre. Vous pouvez remettre nos livrables à un concurrent, les faire chiffrer par trois prestataires, ou les garder sans suite. Nous ne demandons pas à être informés.

Ce que vous pouvez nous opposer : nos conditions générales, qui ne comportent ni clause de préférence, ni clause de non-sollicitation à votre charge.

Limites

Ce que ces engagements ne règlent pas.

Ils réduisent le conflit, ils ne le suppriment pas. Prétendre le contraire serait la première chose malhonnête de ce site.

Nous restons une marque d’un groupe qui vit du développement de solutions d’IA. Notre regard est formé par ce métier : nous voyons probablement plus d’occasions d’automatiser qu’un cabinet qui n’en construit jamais. Ce biais-là ne se règle pas par contrat.

Deux choses le tiennent. La première est que le chiffrage expose ses hypothèses séparément, ce qui vous permet de le refaire avec les vôtres et de le trouver optimiste. La seconde est que le rapport écrit les chantiers écartés et le motif de leur écart : un chiffrage où tous les chantiers sont rentables n’est pas un chiffrage, c’est une plaquette, et il se repère à ça.

Si ces garde-fous ne vous suffisent pas, la réponse honnête est de faire réaliser la diligence par un cabinet qui ne vend rien derrière. Nous vous le dirons au téléphone si votre situation s’y prête : c’est arrivé, et c’est arrivé sans que nous le regrettions.

Confidentialité

La seconde question, et elle vient tout de suite après.

« Vous êtes une petite équipe, et ce dossier est confidentiel. » Elle est légitime, et sur ce point le groupe a une avance réelle.

Cadre

NDA signé avant tout échange de pièce, équipe nommée, aucune sous-traitance

L’accord de confidentialité est signé avant que la moindre pièce circule — y compris avant l’appel deal si vous le souhaitez, auquel cas nous signons le vôtre. Les personnes affectées au dossier sont nommées dans la lettre de mission, et le dossier n’est jamais sous-traité.

Données

Rien de la cible n’est versé à un modèle tiers

Les documents, le code et les entretiens de la cible ne sont soumis à aucun service d’IA tiers, quel qu’il soit. Les traitements assistés se font sur une infrastructure hébergée en France, en rétention nulle : aucune donnée n’est conservée par le fournisseur après traitement. Le détail figure sur la page Confidentialité.

Sur un dossier de fusion-acquisition, ce n’est pas un argument de souveraineté : c’est une condition d’entrée, et c’est la première chose que vos conseils vérifieront.

Après

Ce qu’il advient des pièces à la fin

Les pièces reçues sont détruites trente jours après la remise du rapport, sauf instruction contraire de votre part — ce délai correspond à la période pendant laquelle vos conseils peuvent nous interroger sur le rapport. Un procès-verbal de destruction vous est adressé si vous le demandez. Nous ne conservons ni le code, ni les documents, ni les enregistrements d’entretien.

Posez-nous la question directement.

C’est la première que nous entendons, et nous préférons y répondre avant le reste

Demander un appel deal